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25 mai
2007 | Région wallonne
Inauguration du Circuit de Spa-Francorchamps
En tant que Ministre des Relations extérieures du Gouvernement wallon,
je suis particulièrement heureuse d’inaugurer ce circuit qui constitue
une vitrine de notre région à l’étranger. L’image
de la Wallonie auprès des observateurs et investisseurs étrangers
est un élément essentiel de son développement. Les très
nombreuses manifestations qui ont lieu sur cet anneau y contribuent régulièrement.
Le caractère incontestablement international de ce circuit ne doit pas
nous faire oublier les intérêts des riverains. Nous y sommes particulièrement sensibles.
Un permis unique a été délivré, le 10 novembre
2006, à la Société de Promotion du circuit de Spa-Francorchamps
pour l’exploitation du circuit automobile afin d’en assurer la conformité
par rapport aux exigences de la FIA. Ce permis a fait l’objet de 7 recours
émanant de riverains ainsi que du demandeur lui-même.
Le nouveau permis unique délivré sur recours le 12 avril 2007
par mon collègue André ANTOINE, que je vous prie d’excuser
car il est retenu à Leipzig à un sommet européen, modifie
fondamentalement la décision qui avait été prise en première
instance. En effet, alors que la première décision se contentait
d’imposer un règlement d’ordre intérieur (à
charge pour l’exploitant de le faire respecter auprès des utilisateurs
du circuit), le permis sur recours développe une nouvelle approche centrée
sur les nuisances sonores subies par les riverains et sur l’imposition
de conditions pour l’exploitant pour maintenir ces nuisances à
un niveau acceptable.
Ce nouveau permis distingue les nuisances ponctuelles, liées au niveau
sonore produit à un moment donné, et la nuisance globale liée
à la fréquence des évènements sur le circuit. Il
distingue également les véhicules de série immatriculés,
homologués pour la circulation routière et soumis à des
normes d’émissions sonores strictes, et les véhicules de
courses dont les formules 1.
Il est évident que si les premiers ne posent pas de problèmes
quant aux niveaux de bruit mesurés, il n’est pas possible de limiter
les émissions sonores des véhicules de compétition. Le
nouveau permis unique délivré intègre ces différents
éléments et propose des conditions spécifiques pour chaque
type d’activité. Ainsi, le nombre total de jours d’activités
du circuit est limité à 220 par an au maximum et nous avons imposé
un horaire d’exploitation.
Concrètement, nous limitons le nombre de jours d’activité
du circuit et le nombre de jours où les activités les plus bruyantes
sont organisées. Enfin, afin de fixer de la manière la plus équilibrée
ce nombre de jours et garantir une qualité de vie acceptable pour les
riverains sans pénaliser inutilement le circuit, une période de
transition de deux ans est prévue, pendant laquelle un bureau d’expert
indépendant réalisera une étude technico-économique.
Celle-ci aura notamment pour but d’établir un lien entre l’indicateur
de bruit annuel et les activités du circuit. Pendant cette période
de transition, les limites sonores visées par les conditions générales
d’exploitation, qui s’appliquent à tout établissement,
seront d’application. Notez que les mesures de bruit seront réalisées
par le bureau d’expert indépendant, et non plus par l’exploitant,
ce qui garantit l’indépendance des mesures exigées par les
riverains.
D’autres dispositions annexes sont également prises, comme la
limitation du système de sonorisation, les tirs de feux d’artifices
et les concerts en plein air. Elles répondent également aux souhaits
exprimés par les riverains.
En conclusion, l’ensemble des mesures prises dans le cadre du nouveau
permis unique permettront d’encadrer strictement les activités
du circuit et les nuisances sonores inhérentes à la pratique du
sport automobile. Les conditions imposées constituent le gage d’une
amélioration sensible de la qualité de vie des riverains. Elles
mettent fin à l’anarchie qui prévalait jusqu’à
ce jour. Elles garantissent une complète transparence vis-à-vis
des riverains.
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